11e siècle (l’an 1000)

Posté par cercledeslunes le 28 octobre 2014

L’ordre des gardiens est vieux, aussi vieux que les premières créatures surnaturelles. Nous sommes des observateurs, nous ne sommes pas là pour intervenir, juste pour consigner ce qu’il se passe et garder une trace de toutes choses.

 

Moi, je suis le premier gardien des Jardins. Mon nom n’a que peu d’importance, d’ailleurs, entre nous, nous nous appelons le gardien de tel lieu ou tel autre. C’est la présence sur le domaine des Jardins de l’infant d’un vieux Nosferatu qui est à l’origine de ma présence ici : Dominique, un jeune rat qui prend de l’importance sur la région bien qu’il va voyager régulièrement vers l’est.

 

Nous sommes à la naissance d’un nouveau millénaire et dans cette région, la population vampirique y est très peu et faiblement représentée, quelques semblables sans défense se terrant pour éviter les battues lupines des forêts des Rougeaux et de ce qui sera plus tard Fontainebleau. C’est pourquoi l’ordre n’était pas encore présent, mais certaines actions de Dominique vont changer la donne, je vais vous dire pourquoi.

 

Cela fait quelque temps que le Nosferatu va et vient sans vraiment s’installer mais j’ai pu constater que depuis quelques années, une envie l’étreignait : celle de protéger les siens et de fonder son propre royaume. Mon ami - même si lui ne connait en rien mon existence et c’est surtout, qu’il me plait d’appeler ainsi l’immortel que je suis depuis mon entrée dans l’ordre - n’est pas seul, alors qu’il revient d’un énième voyage de l’est, il est accompagné d’une Ravnos du nom de Belka, qui lit les cartes mais surtout pourvu d’une grande humanité. Que Dominique soit accompagné d’une Ravnos reste un mystère que l’ordre ne révélera jamais, bien évidemment, mais ils ont un profond respect l’un vers l’autre. Les deux semblables s’installent donc à Provins, troisième ville de France après Paris et Rouen.

 

Cependant, les Jardins, cette vaste étendue boisée, sont infestés de garous. Ils ne sont pas si nombreux que cela mais très présents et actifs. Une cinquantaine de lupins – ce qui est peut-être un nombre finalement, je ne saurai trop dire, mon domaine d’observation reste les vampires – se partagent le domaine, chassant les vampires qui s’y cachent. Mais cela va changer car Dominique désire regrouper les Jardins pour un faire une seule et même terre, un domaine où les semblables pourront se réunir. Mais pour cela, il lui faut nettoyer le domaine des garous. Mon ami part donc en guerre contre les lycans, accompagné de son armée de goule animale, Il est aussi soutenu et aidé par son amie Belka.

 

Le temps va, certains sont toujours là quand d’autres sont morts. Moi, je suis toujours là, vieux mais présent avec mon apprenti qui reprendra ma suite et n’avait pourtant pas prévu un tel plan de carrière mais il en prend mon parti.

 

Dominique établit un avant-poste solide, mais réduire la population garous s’avère être une lourde, longue et fastidieuse entreprise, et celle risque encore de demander quelques années de combats. Mais sa détermination ne faiblit pas, elle force le respect, à vrai dire, son immortalité en elle-même, moi qui ne suis à coté qu’un papillon éphémère, force mon respect de vermisseau. Donc je disais, sa détermination ne faiblit pas et son but est toujours d’assoir son propre royaume et ainsi ne plus être sous l’influence de quiconque, et là je le comprends. Très discrètement, la cour de ce jeune Nosferatu entreprenant s’établit à Provins en parallèle de l’essor de la ville, et prend doucement forme et ainsi, quelques semblables rejoignent Dominique sur ses terres.

 

Mais la rumeur est venue jusqu’à moi, et j’apprends ainsi que Belka, qui est auprès de Dominique depuis quelques années, doit partir. Il semble que la Ravnos doit rejoindre son clan pour gagner l’est et la république de Novgorod.

 

Auteur : Emilie Latieule

© 2008 – 2014 Emilie Latieule

Publié dans II. Historique des Jardins | Pas de Commentaire »

Le Réveil

Posté par cercledeslunes le 7 juillet 2014

L’ombre s’étendait mais leur présence était palpable. Certains étaient blessés, leur sang entachant leur vêtement, je pouvais le sentir. La malédiction touchait à sa fin, il avait cité la prophétie sinon mes agneaux ne seraient pas là.

Dès lors, sa toile s’effilait, ma prison s’étiolait autant que la peur s’insinuait, insidieuse, parmi mes brebis ; c’était une sensation des plus enivrantes, un délice d’émotion car j’en étais l’origine, ils venaient à moi se présenter, aveugles qu’ils étaient.

Endormie sans l’être, mon éveil sera vermeil. Ils avaient franchi les portes, l’air était lourd et chargé d’électricité, une vieille magie était, ici, à l’oeuvre, faisant son oeuvre. Le sang coula alors qu’Elle cita, ses mots anciens et morts, à mon image. Le sang me nourrit, trois sangs mêlés qui décela mon tombeau.

Libre ! Enfin je l’étais, encore assoiffée. Alors que je me levais, l’air vint me caresser le visage, ce visage de porcelaine encadré par cette longue chevelure rouge sang. Ils étaient là, devant moi, vulnérable sans même le savoir, si fragile qu’ils ne pouvaient le réaliser, alors je m’avançais vers eux.

Le sang, je pouvais le sentir, des offrandes qu’ils m’avaient apporté, quelle délicate attention ; mais c’était le leur que je voulais m’abreuver, les remercier d’un baiser, leur offrir le plaisir de recevoir ma considération. D’une main au toucher de son épaule et l’une de mes brebis disparues, j’en fus contrariée, une sensation étrange et désagréable. Ils étaient venus pour moi, à moi, et lui fuyait, pourquoi ?

Au second toucher, lui se retourna, pivotant à la main et il me l’offrit, généreux et dévoué. Je la prie alors l’enveloppant de mon aura pour la goûter en toute impunité. Quand mes crocs perça la fine peau de son cou, je pus me désaltérer, étancher ma soif en la savourant, qu’Elle avait bon goût. Elle fut généreuse d’elle-même.

Mes petites brebis, mes doux agneaux, ils avaient peur ; l’odeur était agréable. Mon offerte, je la gardais contre moi alors qu’il voulut parler, surement communiquer, mais les mots du rat, car je le voyais tel qu’il était, n’étaient que des bruits, des sons sans intérêt quand vint à parler la femelle. Elle connaissait des mots anciens avec cet accent propre aux jeunes.

Les portes, c’étaient les portes. Elles étaient fermées, la magie des lieux encore présente, il ne restait qu’un dernier fils à tirer pour que tout se dénoue et soit enfin libéré. Le voulais-je ? Peut-être, pourquoi pas, je pouvais leur offrir cette faveur, me libérer à leur univers. Savaient-ils ce que cela pouvait signifier ?

Mon offerte devait rejoindre ma couche, celle qui avait cité la prophétie, celle qui avait usé des mots anciens, morts à dessein. Et je lui rendis. Il la coucha, délicatement, une attention étrange et intéressante, une émotion que je toucherai, peut-être, plus tard, mais l’heure était venu pour eux de partir. De partir vite quand le berger fondit mes haches, le berger des enfers qui toucha à mon domaine.

Ainsi ce fut, même le rat finit par partir au réveil de mon offerte et je demeura. Retrouvant ma demeure, l’odeur des temps anciens, les souvenirs des vies passées et le toucher des croyances, de la vie à la mort, des pensées aux esprits, je les retrouvais, ou était-ce l’inverse ?

 

 

(by Emilie Latieule)

Publié dans III. Songes & Vera Cruz | Pas de Commentaire »

Prophétie

Posté par cercledeslunes le 19 juin 2014

Ce qui est, ce qui devait être et ce qui était,

Récolté en son sein, à son unique dessein,

Au recueil de l’office, pour célébrer cette propice,

Venant de la vie, pour cette non-vie,

Éveillée par l’union, de ces trois vermillons,

Mortel et éternels, libéreront la non-mortelle,

L’éphémère condamné, à tenir en épée,

Ce miroir brisé, et cette lame effilée,

Car c’est ainsi qu’elle doit être, et de nos rêves, apparaître.

Coulant dans leurs veines, la coupe en sera pleine,

Et sur le tombeau s’écouler, alors elle sera libérée.

Car elle est leur vénérable aînée, mon enfant tant désirée.

Ainsi sera la venue, de celle tant attendue,

La perfection du miroir, à la lame sans espoir,

De tous ceux qui la désirent, certains au point de périr,

Et dans l’oubli onirique, à l’aspect féerique,

Partir cauchemarder, pour mieux l’évoquer.

Mais elle ne dort pas, rien qu’un sommeil las,

Attendant cette faim, d’une libération sans fin.

Ce qu’elle est, un miroir de faits,

A se repaitre, de ce qu’elle aurait dû être,

Et pourtant il subsistait, de ce qu’elle était.

Lame mortelle, devenue immortelle.

Ils seront tous ici, pour célébrer cette officie,

Posé en son centre, le calice sera l’antre,

De l’assemblée des vermillons, qui déborderont à l’unisson,

Sur les gravures le nourrir, et de l’enchantement mourir.

Le rêve les appellera, alors qu’elle se lèvera,

Le temps n’aura plus court, et les bruits seront sourds,

Mais la lumière se fera, quand sa faim s’apaisera.

Car c’est pour les préserver, qu’elle sera vénérer,

Mais aussi me chasser, moi qui l’ai créée.

Publié dans III. Songes & Vera Cruz | Pas de Commentaire »

Un nouveau Prince

Posté par cercledeslunes le 13 avril 2014

Voilà, c’est officiel, les Jardins ont un nouveau Prince.

Avec le soutien des anciens, Perrette Le Nôtre, Ancienne du clan de la Rose s’est autoproclamée Prince des Jardins.

De nouvelles dispositions, attributions, un redécoupage des jardins ont été mis en place. Vous retrouverez toutes les informations sur les pages du Who’s Who et du Domaine des Jardins.

Que vos nuits soient douces et agréables…

 

Publié dans IV. Divers | Pas de Commentaire »

Le réveil d’un ancien…

Posté par cercledeslunes le 9 avril 2014

Il faisait sombre et humide mais l’ancien, le vénérable, connaissait ses dédales comme s’il les avait fait, en fait, il les avait fait. Il baissa la tête pour pénétrer dans la cavité, c’est là que reposait son descendant. De ses larges mains, il repoussa la terre et les caillasses pour déterrer son Grand Veneur. Il prit le corps sans y prêter grande précaution, c’était un rat après tout, et remonta les tunnels.

 

Il ressortit des profondeurs bien qu’il était toujours dans les souterrains qui formaient son domaine, et entra dans une salle, sobre, ou trônait en son centre une stalle, tout aussi sobre. Il y déposant son descendant, et le corps endormi atterrit lourdement sur la pierre. Le vieux marmonnait dans sa barbe alors que se faufilait dans la pièce une femme. Seul le bruit des grelots de son bâton avait indiqué à l’ancien sa présence, et il la tolérait. A cet instant, elle était bien la seule qui pouvait être présente, pourtant, il gronda, c’était là sa manière de s’exprimer :

 

- Il est temps qu’il se réveille. Et ce ne sont pas tes cartes qui parlent là mais moi.

 

La ravnos esquissa un sourire amusé à la remarque et inclina respectueusement la tête. L’ancien se pencha sur son descendant et par la puissance de son sang, il le réveilla de sa torpeur. Le rat ouvrit alors les yeux, penché au-dessus de lui, son seigneur s’exprimant une nouvelle fois.

 

- Lève-toi, car les jardins doivent retrouver son Grand Veneur.

 

Le rat, lui aussi ancien, se redressa. Il n’avait pas remarqué la présence de la ravnos, ou alors sa présence ne l’intéressait pas. Si elle était là c’est que son seigneur lui avait permis. Il descendit de la stalle pour mettre un genou à terre.

 

- Mon maître, je serai à vos ordres.

- Je n’en doute pas et mes ordres sont simples : protéger mon domaine qu’un nouveau prince va diriger, elle a mon soutien et celui du clan.

- Bien mon maître…

 

Les grelots s’animèrent à nouveau, emplissant la salle de leur musique singulière, rythmés par le pas de la femme.

 

- Sombre Seigneur, Il est temps d’y aller maintenant.

 

Le vieux gronda mais il la rejoignit, se portant à son niveau, et ensemble ils quittèrent les souterrains, laissant seul, face à ses responsabilités, Gemmel.

 

Publié dans III. Songes & Vera Cruz | Pas de Commentaire »

12
 

Blog du niveau intermédiaire |
NTC Solidarité |
Familyafterall |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Les touristes à Frejus
| Font-Romeu Autrement
| Naissance et Co-Nais-Sens