Le conte Ravnos

Posté par cercledeslunes le 23 février 2016

Il y a fort fort longtemps, en un temps reculé, un puissant Roi Lion régnait sur son beau domaine.

A ses côtés, fanfaronnait le Grand Paon qui complotait contre le Roi Lion et vint un jour où il se rappela qu’il était temps de faire tomber Son seigneur.

De son côté, notre Roi Lion avait d’autres fidèles, un Roi en Noir pour regarder dans son dos, discret et sombre mais avec autant d’œil que la queue d’un paon, une Panthère qui protégeait ses frontières et un grand Loup puissant et solitaire détenteur de grands secrets. Lorsqu’il les révéla notre Roi Lion extermina ses ennemis et leurs familles.

Mais cette volonté d’anéantir ses nuisibles mis à mal l’éthique de notre Roi en Noir qui en fut blessé et s’éloigna doucement. C’est là que notre Grand Paon allait jouer et pour cela il devait retrouver le sombre seigneur.

Les deux avaient des amis Chimères alors pourquoi ne pas se réunir, mais pas personnellement voyons, envoyons nos animaux domestiques, un Loup grincheux qui n’apprécie pourtant guère les Chimères, un petit Paon et une Lune voilée pour les protéger.

Mais voilà que l’Hirondelle, amante blessée du grand Paon, eut vent de cette histoire et alla voir les Blâmés pour leur raconter qu’ils n’étaient pas invités à la fête. Ils en furent vexés “Comment ça ? Nous aussi voulons participer. Nous apporterons de la musique et de la danse !”

Une rencontre fut organisée en un lieu tenu secret. Des regards de biais, le Loup grincheux râla et gronda mais se tînt car le grand Paon le lui avait ordonné. La fête allait bon train, les Chimères étaient là mais tout dérapa à l’arrivée d’un vieux Devin, l’envoyé des Blâmés. Il enchanta la foule telle une monstrueuse sirène et tout dégénéra.

Le Loup grincheux se crut attaqué, il frappa en premier mais là était le sortilège du vieil Haruspice : le pauvre Loup provoqua réellement le grand combat. Ce fut terrible ! Un concert de griffes et de crocs ! D’horions et de bleus ! Le sang coula, celui des animaux et de leurs amis… La bien-aimée du Roi en Noir disparut cette nuit…

Après ce baroud dramatique, notre Roi en Noir décida d’enchaîner sa souffrance et sa rage.

Il plaque le visage de la monstruosité sur sa face et de ses mains l’arracha. Mais une seule fois ne suffit pas, encore et encore il continua. Ses griffes s’insinuant dans ses tissus incarnadins, derrière sa face, il mua ainsi cinq fois. Puis fit de ces lambeaux de chairs cinq terribles masques marqués par la Bête.

Mais avant de se reposer, il confia ses masques à ses fidèles Chimères qui se dispersèrent à leur tour aux quatre vents et sur la terre, puis se perdirent parmi les temps et les guerres…

La Légende dit que les masques réunis rappelleront à eux leur créateur et le Roi en Noir reviendra pour se venger…

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[RLM] – Mon petit oiseau…

Posté par cercledeslunes le 4 janvier 2016

Le doux gazouillis des oiseaux qui fêtent le printemps et le frais parfum de mille fleurs qui sature vos narines vous apporte une sensation de bien-être. Lentement, comme pour vous habituez à la lumière diurne, vous ouvrez les yeux.

Vous êtes au cœur d’un sublime jardin à la française.
Vous marchez tranquillement pieds nus dans cet environnement au mélange subtil de tendre verdure et de couleurs chatoyantes guidé par l’agréable bruissement de l’eau d’une fontaine qui tinte non loin de là à vos oreilles.
La fontaine trône au centre du jardin et vous marchez tranquillement vers elle, profitant de la fraîcheur des jeunes pousses d’herbes couvertes de rosée qui chatouille vos doigts de pieds.

Arrivé à hauteur de la fontaine le temps change à un instant et ce doux environnement vert pâle laisse place à un univers aux teintes ocre. C’est l’automne.

L’herbe est à présent fade et brûlée par le soleil de l’été. Des fleurs, il ne reste plus que des tiges séchées et brunies. Et l’eau de la fontaine est rouge… Vous levez alors les yeux au ciel : il est carmin. 

Vous reculez de surprise et le sol craque sous vos pieds. Au sol entre les tiges des fleurs éteintes, les oiseaux sont répandus. Tous les oiseaux qui chantaient tout à l’heure et apportaient un peu de réconfort sont au sol. Inertes. Morts. Le silence. Même l’eau semble morte. Le silence retentit bruyamment…

Soudain il pleut ! Point de l’eau mais des plumes. Le sol est jonché de grandes plumes de deux pieds de long. Des plumes noires, des plumes blanches. Peu à peu le charnier aviaire est couvert d’un motif moucheté en pied-de-poule. 

La fatigue vous envahit et vous pousse à vous coucher dans ce parterre de plumes. Une odeur de sang puissante envahit vos narines et un chacal vient se coucher à votre côté. L’animal docile et silencieux, vous regarde puis regarde le ciel.

Le ciel…

Deux créatures géantes virevoltent dans le ciel rouge. Deux énormes oiseaux. Deux rokhs. L’un arborant une robe blanche immaculée semblant irradier d’une douce lumière diaphane, apaisante. L’autre d’une robe ébène semblant laisser un épais nuage noir sur son passage. 

Ils semblent danser. L’un passant au-dessus de l’autre et inversement dans un ballet incertain. Les battements de leur ailes produisent un vent tranquille qui caresse votre visage et fait tourbillonner les plumes duveteuses autour de vous.
Puis un éclair rouge venant de nulle part fracasse le ciel dans un bruit assourdissant. 
La peur vous envahit et par réflexe vous fermez un court instant vos yeux et bouchez vos oreilles. Quand vous ouvrez les yeux le ciel est bleu. Les deux oiseaux mythiques volent toujours, mais quelque chose vous semble de travers.

Le chacal gît inerte à vos côtés. L’oiseau blanc est affolé. Il crie. C’est là que vous comprenez ! 

Ils sont attachés l’un à l’autre par une longue et épaisse corde carmin. Les deux ont du mal à voler. Voulant chacun aller dans une direction opposée.
Le rokh d’ébène tient dans son bec un éclat tranchant noir encre et suintant de sang. C’est une lame d’obsidienne. Le sang qui goutte de celle-ci s’écrase sur le chacal mort à vos pieds…

L’oiseau blanc crie plus fort et vous vous réveillez…

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Annonce Princière

Posté par cercledeslunes le 3 août 2015

Aux semblables des Jardins,

Nos traditions sont les fondations même de notre société, elles sont notre existence et nous nous devons de les respecter, de les préserver et les protéger.
Or deux d’entre elles ont été brisées il y a peu.

Mon jugement est le suivant :

- Comme cela a été convenu, Goran reconnaîtra les deux dettes à Elle, le niveau des dettes reconnues a été convenu entre les deux parties. Mais un ancilla se doit de guider les plus jeunes, aussi, Goran se verra affublé du sobriquet de « Coquebin » pour deux mois à compter du 1er août par moi-même.

- Comme cela a été convenu entre les deux parties, Azilise reconnaîtra deux dettes majeurs à la Elle.

- Helena se verra affublée d’un sobriquet définit par Elle, pendant la durée de la tutelle de Feuille Rouge. De plus, Helena devra reconnaître une dette majeure à Elle.

- Pour Feuille Rouge, étant infant sous tutelle, c’est au tuteur que la faute incombe, soit à Héléna. Mais la proposition faite est intéressante. Aussi Feuille Rouge sera placée, dans un premier temps, sous la tutelle d’Elle pour une durée de deux mois à compter du 1er août puis, dans un second temps, sous la tutelle de Goran pour une durée de trois mois avant de rejoindre son clan.

Nous ne pouvons briser nos traditions sans en payer le prix, aussi, la prochaine fois qu’un bris de traditions se produira, le fautif sera chassé au sang pro-tempore jusqu’à venir faire pénitence auprès des Gardiens des Jardins et de moi-même, seuls juges des sentences.

Que ma pensée soit entendue de tous les semblables des Jardins.

Eva Benech
Sous la dictée sa Maîtresse, son Altesse Dame Le Nôtre « La Bienveillante »
Ancienne de la Rose
Prince des Jardins

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Situation des Jardins sur fin Février 2015

Posté par cercledeslunes le 28 février 2015

Durant la fin du mois de février, alors que les semblables vont et viennent sur le domaine, vaquant à leurs diverses activités, ils peuvent sentir que l’atmosphère sur le Domaine des Jardins devient plus oppressante.

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Du côté de Fontainebleau, il y a nettement plus d’accidents liés à des sangliers et une voiture a même été retrouvée totalement défoncée et ce n’est pas un sanglier qui a fait cela…

Du côté de Meaux, il y a de plus en plus de bagarres dans les boites et un entrepôt a même été incendié…

Du côté de Melun, les anarchs ont perdus deux des leurs et l’élyséum de Maincy a été tagué dans la journée (les agents municipaux sont au travail pour nettoyer)…

Pour le moment, il n’y a que du côté du territoire Malkavian et Trémère que c’est relativement moins problématique.

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Mais gare à vous, car il risque d’arriver des bricoles à certains semblables des jardins, alors qu’ils circulent où chassent pour se nourrir…

Les heureux gagnants seront prévenus :twisted:

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Un désert brûlant

Posté par cercledeslunes le 14 février 2015

 

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Et soudain tout se figea, le monde s’arrêta et les ténèbres l’envahirent dans une incommensurable souffrance. Une partie de son âme venait de lui être arrachée sans préambule, brutalement. Elle chuta et le bruit sourd d’un corps s’affaissant au sol s’étouffa au milieu de ce dédale de pierres et de roches. Elle venait de sombrer dans les méandres de leurs folies à tous, dans les entrailles de leur rêve commun.

 

Leur rêve, ce songe onirique n’était plus qu’une chimère abominable. Au milieu d’un désert aride et brûlant, l’Oracle était roulée en boule délicatement torturée par cette perte atroce alors qu’elle reposait sur un petit îlot de verdure. Sa peine était assassine, envahissant le rêve, s’insinuant dans les moindres artifices oniriques de leurs esprits aliénés. Il n’y avait plus de rose, plus de couleur, juste le noir ténébreux et la souffrance la plus cruelle. Un merveilleux délice, un exquis tourment.

 

Elle avait perdu prise, la souffrance avait été telle qu’elle avait été ensevelie par un tsunami brut de pure douleur qu’elle n’avait pu se relever. Le temps passa et elle revint, reprenant sa maîtrise alors que la peine, les lamentations de la petite Oracle lui étaient insupportables. Mais elle devait attendre, ils devaient être présents, son sang devait être présent pour la disparition de son humanité et ils arrivaient à leur rythme.

 

Le voile noir se troubla, laissant apparaître une chevelure de jais encadrant un visage envahit par le souffrance. Elle avança vers la petite, la prenant délicatement dans le cœur de bras alors que dans son autre main, apparu une lame courbe auréolée d’une lueur verte, un cadeau de son ancienne. La lame s’éleva lentement dans les airs avant de s’abattre et une douleur libératoire lui transperça le corps. Mais il n’y avait là rien de cruel, juste une délivrance car enfin la petite s’affaissa totalement dans ses bras, en paix et libre de rejoindre son mari.

 

La lame tomba sur le sable brûlant alors qu’elle se redressait, le corps sans vie de la petite dans les bras. Elle s’avança pour la déposer sur l’autel comme on déposerait le plus fragile et délicat des trésors. Mais le temps se troubla, un brouillard sableux s’insinua parmi son sang, se glissant entre eux pour filer vers l’autel. Le sable remontait lentement sur la pierre alors que la chevelure de jais devint neigeuse, que la chevelure neigeuse devint carmin, que la chevelure carmin devint ténèbres. Elle était trois, encerclant un autel maintenant ensevelit par son désert.

 

Et l’Oracle ne fut plus, retournant dans les méandres de sa folie, devenant maintenant qu’un regret immortel.

 

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Invitation

Posté par cercledeslunes le 4 février 2015

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[RLM] – De battre mon cœur s’est arrêté

Posté par cercledeslunes le 30 décembre 2014

Le sommeil diurne, normalement salvateur pour les semblables, et pourtant… Pourtant ce jour ne sera pas comme les autres. Lentement vous plongez dans les rêves alors que vos paupières se ferment.

Boum-boum… Boum-boum… Boum-boum…
Votre cœur commence à se battre mais ce n’est pas normal ! Au-dessus de vous il y a un homme, il vous semble amical mais étrangement vous remarquez que ses contours sont flous, étranges, distordus. Il a une voix rassurante quand il vous parle alors que vous sentez le balancement de votre corps dans un mouvement de va-et-vient.

Vous ne comprenez rien à ce qu’il dit, les murs sont autours de vous et vous enveloppent comme une armure protectrice, vous êtes comme un escargot sans sa coquille, vous vous sentez mal, le monde est horrible, le monde est douloureux, comment peut-on vivre avec ce genre de sentiment ? Vous avez envie de hurler mais vous ne pouvez que pousser un meuglement étrange. Vous sentez soudainement une douleur, on vous injecte quelque chose dans le bruit, vous vous agitez au début, hurlant, vous sentez qu’on vous tient, puis soudainement, vous vous apaisez, vous vous sentez mieux, le monde devient clair, mais également vous percevez un autre monde, un monde autre que…

Vous êtes soudainement un tiers ou plutôt vous même ? Celui que vous veniez d’être vous regarde l’air étrange, interloqué.

— Vous devriez pas être ici ? Non ? Maintenant ici c’est ma maison ! 

Soudainement l’individu vous pousse et vous tombez, vous tombez sans pouvoir vous retenir, sans pouvoir être rattrapé, sans rien… Horrible… Le réseau n’est plus votre chez vous, on vient de vous voler votre maison…

 

Musique d’ambiance : https://www.youtube.com/watch?v=MK2iLnTR9V8

Source : Forum natio 

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[RLM] – Le peuple des songes

Posté par cercledeslunes le 7 décembre 2014

Le rêve se trouble alors que vous voguez sur les songes de vos folies, d’autres venant s’en mêler ; beaucoup d’autres. C’est saisissant, dérangeant… Les songes sont, au fil des semaines, plus peuplés et perturbés, de nouveaux visages venant vous sourire étrangement.

Un lunatique s’approche, un groupe de rêveurs est là, se retournant vers lui. Curieux, il s’approche, inconsciemment attiré par la nouveauté qu’il découvre, appréhendant avec désinvolture cette assemblée qui vient l’ensevelir de ses mots, de ses questions, de ses peurs…

Une danseuse crie mais aucun son ne sort alors que la déesse guerrière vient à ses côtes, massacrant qui ose approcher, incarnant la destruction, la vengeance implacable, les pauvres rêves innocents, présent contre leur dessein, fuyant devant les ravages.

Une chatte bondit, sa forme évoluant, passant du felidae à la féminité féline, regroupe les égarés, les guidant vers un rêves plus doux, au rythme d’un sistre chantant. Elle sourit, partageant un réconfort envié que les rêveurs égarés désirent.

Les rêves sont maintenant trop nombreux et pourtant les lunatiques ne le sont pas autant. Le rêve est troublé alors qu’on vogue sur les folies des songes qui peuplent le rêve lunatique. Quelle en est l’origine… ?

 

Dream by DanilLovesFood

 

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Le Réveil

Posté par cercledeslunes le 7 juillet 2014

L’ombre s’étendait mais leur présence était palpable. Certains étaient blessés, leur sang entachant leur vêtement, je pouvais le sentir. La malédiction touchait à sa fin, il avait cité la prophétie sinon mes agneaux ne seraient pas là.

Dès lors, sa toile s’effilait, ma prison s’étiolait autant que la peur s’insinuait, insidieuse, parmi mes brebis ; c’était une sensation des plus enivrantes, un délice d’émotion car j’en étais l’origine, ils venaient à moi se présenter, aveugles qu’ils étaient.

Endormie sans l’être, mon éveil sera vermeil. Ils avaient franchi les portes, l’air était lourd et chargé d’électricité, une vieille magie était, ici, à l’oeuvre, faisant son oeuvre. Le sang coula alors qu’Elle cita, ses mots anciens et morts, à mon image. Le sang me nourrit, trois sangs mêlés qui décela mon tombeau.

Libre ! Enfin je l’étais, encore assoiffée. Alors que je me levais, l’air vint me caresser le visage, ce visage de porcelaine encadré par cette longue chevelure rouge sang. Ils étaient là, devant moi, vulnérable sans même le savoir, si fragile qu’ils ne pouvaient le réaliser, alors je m’avançais vers eux.

Le sang, je pouvais le sentir, des offrandes qu’ils m’avaient apporté, quelle délicate attention ; mais c’était le leur que je voulais m’abreuver, les remercier d’un baiser, leur offrir le plaisir de recevoir ma considération. D’une main au toucher de son épaule et l’une de mes brebis disparues, j’en fus contrariée, une sensation étrange et désagréable. Ils étaient venus pour moi, à moi, et lui fuyait, pourquoi ?

Au second toucher, lui se retourna, pivotant à la main et il me l’offrit, généreux et dévoué. Je la prie alors l’enveloppant de mon aura pour la goûter en toute impunité. Quand mes crocs perça la fine peau de son cou, je pus me désaltérer, étancher ma soif en la savourant, qu’Elle avait bon goût. Elle fut généreuse d’elle-même.

Mes petites brebis, mes doux agneaux, ils avaient peur ; l’odeur était agréable. Mon offerte, je la gardais contre moi alors qu’il voulut parler, surement communiquer, mais les mots du rat, car je le voyais tel qu’il était, n’étaient que des bruits, des sons sans intérêt quand vint à parler la femelle. Elle connaissait des mots anciens avec cet accent propre aux jeunes.

Les portes, c’étaient les portes. Elles étaient fermées, la magie des lieux encore présente, il ne restait qu’un dernier fils à tirer pour que tout se dénoue et soit enfin libéré. Le voulais-je ? Peut-être, pourquoi pas, je pouvais leur offrir cette faveur, me libérer à leur univers. Savaient-ils ce que cela pouvait signifier ?

Mon offerte devait rejoindre ma couche, celle qui avait cité la prophétie, celle qui avait usé des mots anciens, morts à dessein. Et je lui rendis. Il la coucha, délicatement, une attention étrange et intéressante, une émotion que je toucherai, peut-être, plus tard, mais l’heure était venu pour eux de partir. De partir vite quand le berger fondit mes haches, le berger des enfers qui toucha à mon domaine.

Ainsi ce fut, même le rat finit par partir au réveil de mon offerte et je demeura. Retrouvant ma demeure, l’odeur des temps anciens, les souvenirs des vies passées et le toucher des croyances, de la vie à la mort, des pensées aux esprits, je les retrouvais, ou était-ce l’inverse ?

 

 

(by Emilie Latieule)

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Prophétie

Posté par cercledeslunes le 19 juin 2014

Ce qui est, ce qui devait être et ce qui était,

Récolté en son sein, à son unique dessein,

Au recueil de l’office, pour célébrer cette propice,

Venant de la vie, pour cette non-vie,

Éveillée par l’union, de ces trois vermillons,

Mortel et éternels, libéreront la non-mortelle,

L’éphémère condamné, à tenir en épée,

Ce miroir brisé, et cette lame effilée,

Car c’est ainsi qu’elle doit être, et de nos rêves, apparaître.

Coulant dans leurs veines, la coupe en sera pleine,

Et sur le tombeau s’écouler, alors elle sera libérée.

Car elle est leur vénérable aînée, mon enfant tant désirée.

Ainsi sera la venue, de celle tant attendue,

La perfection du miroir, à la lame sans espoir,

De tous ceux qui la désirent, certains au point de périr,

Et dans l’oubli onirique, à l’aspect féerique,

Partir cauchemarder, pour mieux l’évoquer.

Mais elle ne dort pas, rien qu’un sommeil las,

Attendant cette faim, d’une libération sans fin.

Ce qu’elle est, un miroir de faits,

A se repaitre, de ce qu’elle aurait dû être,

Et pourtant il subsistait, de ce qu’elle était.

Lame mortelle, devenue immortelle.

Ils seront tous ici, pour célébrer cette officie,

Posé en son centre, le calice sera l’antre,

De l’assemblée des vermillons, qui déborderont à l’unisson,

Sur les gravures le nourrir, et de l’enchantement mourir.

Le rêve les appellera, alors qu’elle se lèvera,

Le temps n’aura plus court, et les bruits seront sourds,

Mais la lumière se fera, quand sa faim s’apaisera.

Car c’est pour les préserver, qu’elle sera vénérer,

Mais aussi me chasser, moi qui l’ai créée.

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